Pauvreté féminine

Pauvreté féminine:


La pauvreté en Mauritanie
La pavrete en Mauritanie a été d’abord analysée, en termes monétaires, au niveau des ménages. Les résultats de l’enquête de 1995-1996 ont permis d’aboutir aux conclusion suivantes :

  • 41% des ménages, soit 50% des individus, sont pauvres (seuil de pauvreté estimé à 53.811UM/tête/an).  Les dépenses moyennes de cette tranche de la  population représentent 64,6% de la ligne de pauvreté,
  • 26% des ménages, soit 33% des individus sont dans l’extrême pauvreté (40.7.9UM/tête/an),

Les dépenses moyennes de ces ménages, extrêmement pauvres, ne représentent que les 2/3 de la ligne d’extrême pauvreté.
(Extrait du “Rapport national sur le développement humain durable 2000”).


Analyse sociologique
“La société mauritanienne traditionnelle était marquée par une forte solidarité qui se manifestait par la satisfaction des besoins de chacun. L’avènement de la colonisation n’avait pas fondamentalement modifié les structures traditionnelles. Par contre, depuis l’indépendance, la société s’est profondément transformée sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs : l’implantation de l’Etat, l’investissement dans le secteur moderne, l’exode rural, l’urbanisation accélérée et la libéralisation. Il s’en est suivi une dissolution des identités collectives traditionnelles (famille, village, etc.) avec la montée du l’individualisme.Les faillites de solidarités traditionnelles qui constituaient un filet de sécurité, mettant à l’abri du besoin individus et familles, ont eu donc pour effet la paupérisation de la plus grande partie de la population.Et la femme dans tout cela? Il reste incontestable que des progrès significatifs ont été réalisés notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures de base. Cependant le tableau d’ensemble reste dominé par une pauvreté généralisée surtout dans les zones rurales.
(“Pauvreté féminine : réalités et perspectives”, L’Essor n°6-novembre, 1999) .


La pauvreté féminine

(…)celle-ci affecte particulièrement les femmes. L’analyse ciblée sur les ménages pauvres indique que les foyers dirigés par une femme constituent un groupe vulnérable. ceci reste particulièrement vrai pour les ménages monoparentaux dans lesquels l’incidence de la pauvreté est environ trois fois plus importante (33,1%) que dans ceux dont le chef est un homme (12,2%). La pauvreté féminine s’expique pour une large part du fait que les femmes accèdent difficilement au travail, au revenu, à l’instruction, etc. En effet, seules 19,6% des femmes travaillent, contre 52,3% des hommes. En plus, elles occupent généralement des emplois précaires : environ 80% d’entre elles sont des aides familiales et 44,2% exercent une activité peu productive. Pour ce qui est du revenu des femmes non salariés, il est généralement inférieur de 50% de celui des hommes. 
Enfin, le niveau d’instruction des femmes est beaucoup plus faible que celui des hommes : leur taux d’alphabétisation est en effet seulement de 35% contre 50% pour le sexe masculin. Jusqu’à la formulation d’une Stratégie Nationale de Lutte Contre la Pauvreté, il n’y avait pas de politique spécifique relative à ce problème. Cependant, de nombreux programmes de développement ont eu une incidence sur la pauvreté. 
S’agissant des femmes, des actions ont été réalisées dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat et du commerce. Toutefois, ces initiatives n’ont eu qu’un impact limité en raison du manque de coordination et de suivi, de l’insuffisance de système de crédit, de la non implication des femmes au niveau de la conception et de l’execution de projets qui leur sont destinés.Malgré ces limites, l’espoir reste permis qu’avec la Stratégie Nationale de la Promotion Fémnine ainsi que le Programme Triennal de Lutte contre la Pauvreté (1998/2001) , les conditions de vie de la femme mauritanienne seraient meilleures”.(“Pauvreté féminine : réalités et perspectives”, L’Essor n°6-novembre, 1999).


Indicateurs de développement

Bref aperçu du dernier rapport sur le développement humain en Mauritanie.


Stratégie nationale  (voir aussi

“(…)D’autre part, la stratégie nationale de Promotion Féminine et particulièrement l’axe 2 relatif à l’augmentation de la participation des femmes et des organisations féminines au développement à la base, qui est entrée dans une phase de mise en oeuvre, inclut des actions de recherches et de sensibilisation. (…) Le Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine joue un rôle de premier plan en ce domaine:
  • initier des collaborations efficaces avec les multiples partenaires;
  • et fournir l’appui nécessaire à l’édification de la société civile;

(Extrait de “Actes du séminaire national sur les ONGs femmes, famille, enfants” tenu du 11 au 13 mars, 1996, S.E.C.F-Nouakchott).


Liens dans ce sens:
Femmes peulhs